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" Arlequin valet de deux maîtres" Adapté et mis en scène par A. Maggiulli |
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eTVDES
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Arlequin Valet de Deux Maîtres
C’est également sous l’ombre tutélaire de Giorgio Strehler, qui a donné ses lettres de noblesse à l’Arlequin serviteur de deux maîtres,
que prend place ce spectacle qui rend explicitement hommage au grand metteur en scène décédé il y a quinze ans.
Ancien élève du Piccolo Teatro de Milan et fondateur du seul théâtre italien en France,
Attilio Maggiulli reprend à son compte la pratique du « contrechant » qu’avait expérimentée Strehler.
La théâtralité est ostentatoirement exhibée et l’action mise à distance :
les comédiens entrent et sortent du jeu à vue, un capocomico un peu débordé par les aléas de la représentation tente
de donner des repères aux spectateurs et des indications à ses comédiens.
Mais il s’agit moins de distanciation que de participation.
En effet, le ressort comique est ainsi dédoublé, presque mis en abyme :
On rit bien sûr d’une pièce de commedia dell’Arte où l’on retrouve, sublimés par l’art et le style d’un véritable auteur qui ne laissait plus de place ou très peu à l’improvisation,
tous les personnages types de la comédie de masques, les intrigues recoupées et symétriques, les quiproquos, les éléments de farce grotesque ;
mais aussi, ce décalage excentrique que produit la représentation de la représentation,
surtout quand elle est menée à la façon de faux amateurs irrésistiblement maladroits qui nous rappellent les villageois comédiens du Songe d’une nuit d’été
(travestissements grotesques, distribution fantaisiste, raccords flottants, cabotineries en tout genre, etc.).
La lettre est donc ici transcendée par l’esprit.
De fait, Goldoni disait bien s’inspirer de deux grands livres : le Monde et le Théâtre.
Si dans la Trilogie le principe de réalité domine, dans cet Arlequin, c’est la théâtralité qui triomphe à plein.
Yvon Le Scanff
Avril 2012
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Figaroscope
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Arlequin Valet de Deux Maîtres
ou les charmes de la commedia dell'arte
Idéal pour partager en famille, toutes générations confondues,
Arlequin valet de deux maîtres, un spectacle signé Attilio Maggiulli, est aussi joli que divertissant.
Comme il nous y a habitués, le maître de la Comédie-Italienne poursuit son exploration des terres de Carlo Goldoni.
Mais après nous avoir fait découvrir des comédies méconnues, il nous propose de réviser l'un des grands classiques, un chef-d'œuvre,
Arlequin valet de deux maîtres.
Attilio Maggiulli, qui a été l'élève de Giorgio Strehler, ne prétend évidemment pas rivaliser avec la légendaire mise en scène du cofondateur du Piccolo Teatro de Milan.
C'est avec les moyens du bord que travaille la troupe sympathique et talentueuse.
On retrouve évidemment Hélène Lestrade et ses camarades.
Sous leurs masques précieux, dans de très beaux atours, comme toujours dans cette très bonne maison qu'est la Comédie-Italienne,
ils jouent, déliés et rieurs les personnages de cette belle histoire.
Dans l'habit d'Arlequin, un tout jeune homme de 19 ans, remarquable, Emmanuel Besnault.
Armelle Héliot
Lundi 20 Février 2012
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Le Point
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L'enchanteur est dans sa grotte.
Un couloir de lucioles, un antre de lutins dans la rue de la Gaîté, c'est le minuscule, unique et délicieux théâtre de la Comédie-Italienne. Une bonbonnière écarlate d'à peine 100 places, peinte du sol au plafond, enguirlandée de fresques rococo.
Boîte à musique, boîte à magie, où Arlequin et Colombine vous attendent, passe-muraille de la salle à la scène.
La Comédie-Italienne est la seule chapelle parisienne vouée au culte de la commedia dell'arte, genre et style qui bougent encore chez le Scapin de Molière et le Trivelin de Marivaux.
On y joue, ces temps-ci, son grand classique, " Arlequin, valet de deux maîtres ", de l'immortel Goldoni, Vénitien de la grande de Venise lorsqu'elle aspirait à leurs siècles d'or Vienne et Paris.
Attilio Maggiulli est le maître du lieu, fondateur et servant de ce théâtre, valet lui-même de deux glorieuses maîtrises théâtrales, l'Italienne et la Française. Paris elle méconnaît trop ce serviteur, chéri des muses, d'une tradition qui l'enseigne et dont il forme les derniers disciples.
Le grand Strehler, son maître, lui ne s'y est pas trompé, qui l'aura adoubé et comblé d'un legs de décors et de costumes du Piccolo Teatro de Milan.
Les professeurs qui enseignent encore l'histoire et les classiques européens devraient y faire pèlerinage.
Le mécénat de l'État et de la ville - à quand le Qatar ? - devrait consacrer chaque année à sa troupe un petit millièmes du pactole consenti chaque mois à chaque étoile du ballon rond. Ce serait oeuvre pie.
Un modeste et pathétique rempart de papier peint contre les bétons de la déculturation.
Allez voir glisser ombres et lumières sur les grâces souveraines d'Hélène Lestrade, prima donna de ce joyau !
Prenez une goulée de vie avec les mimes et entrechats d'un juvénile Arlequin !
Alors, pétards et carillons, masques et bergamasques d'une Venise fantasmagorique vous mèneront, en gondole, vers une précieuse féerie.
Claude Imbert
Jeudi 19 Janvier 2012
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Télérama
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Dans sa jolie grotte de théâtre de la rue de la Gaîté, Attilio Maggiulli perpétue la traditionnelle présence du théâtre italien à Paris.
En hommage à Giorgio Strehler, il présente sa pièce emblématique.
Sur un canevas imaginé par Goldoni dans la plus pure tradition de la commedia dell'arte avec masques, bergamasques et merveilleux costumes,
la mise en scène, un peu longue à démarrer, pétille ensuite de joie et d'humanité.
On retrouve Pantalon, Arlequin, Silvio, Clarice et les autres dans des intrigues amoureuses, imbroglios et quiproquos compliqués et rigolos.
Le spectacle culmine dans une sorte de délire burlesque avec des lazzis très actuels.
En Pantalon, Caroline Riche est époustouflante, Hélène Lestrade est très drôle en Béatrice.
En jeune Arlequin, Emmanuel Besnault a la légèreté d'un valet très coquin.
Sylviane Bernard-Gresh
Mardi 3 Janvier 2012
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Figaro blog
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Les miracles de la Comédie Italienne
Dans l'indifférence du centre culturel italien, Attilio Maggiulli poursuit son travail dans un théâtre aussi chaleureux et beau que modeste dans ses dimensions.
La Comédie Italienne présente une version enjouée et blagueuse d'Arlequin serviteur de deux maîtres de Carlo Goldoni.
Il a repeint la façade de son théâtre de poche aux couleurs du manteau d'Arlequin et fait débuter dans le rôle-titre de la merveilleuse pièce de Carlo Goldoni un jeune homme de 19 ans, frêle et délié, idéal.
Il se nomme Emmanuel Besnault, on en reparlera !
Mais on reparlera surtout sans jamais se lasser de l'énergique et inlassable Attilio Maggiulli qui a transformé un lieu improbable (ancien commissariat) en théâtre et ce théâtre en un lieu chaleureux et très aimé d'un public fidèle.
Il aime Goldoni, il monde Goldoni. Il se souvient que son maître et le maître du théâtre européen du XXème siècle, Giorgio Strehler est mort -comme Charlie Chaplin quelques années plus tôt- à Noël...et si vous aviez une jolie soirée, une belle après-midi à consacrer au théâtre ces temps-ci, n'hésitez pas... allez rue de la Gaîté dans ce petit temple de l'art de la comédie et de la Commedia dell'Arte en particulier.
Attilio Maggiulli s'appuie sur des comédiens rompus aux charmes du genre -sauf le petit dernier, qui débute dans Arlequin, on l'a dit.
Mais on retrouvé évidemment la belle Hélène Lestrade qui est Béatrice et tous ses masques...
Caroline Riche s'amuse beaucoup dans la partition de Pantalon et Jean-Jacques Pivert, non content d'être un docteur qui en impose nous fait rire en Sméraldine.
En léger retrait, mais très importante, Marie-Laure Bouret est la musicienne qui accompagne la représentation tandis que Manon Barthélémy se partage entre Clarice et Pulcinella, que Georges Cotillard est Silvio et que David Clair se met en trois pour être à la fois Florindo, Brighella, La Capocomico !
Et puis donc Emmanuel Besnault est Arlequin. Attilio Maggiulli révère Giorgio Strehler mais ne cherche en rien à imiter la somptueuse mise en scène du Maître de Milan, du co-fondateur du Piccolo Teatro.
Il cite dans le programme des mots du maestro tout en se souvenant que sous la mer de soie de La Tempête de Shakespeare, c'est lui et une douzaine de ses camarades qui faisaient les vagues, dans la plus grande incapacité à harmoniser les mouvements... mais après tout, une tempête est une tempête !
Avec une troupe de huit comédiens, sur le petit plateau en couleurs, tout le théâtre est en couleurs et ravissants trompe-l'œil, Attilio Maggiulli parvient à nous rendre proche ce petit monde vénitien.
Les costumes sont superbes et viennent comme les perruques et les tricornes du Piccolo Teatro lui-même.
Les masques de Thierry Graviou comme les lumières de Gilles Thomas s'inscrivent avec vivacité dans le décor tout simple et astucieux autant qu'harmonieux de Stéphane Vuarnet.
On s'amuse, on est ému, ébloui par la beauté des ensembles et la virtuosité des artisans à nous faire croire à Venise...
Par Armelle Héliot
Lundi 26 décembre 2011
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Le Canard Enchaîné
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Haut les masques
ENTRER au 17 rue de la Gaîté, c'est franchir le seuil d'un rêve.
Attilio Maggiulli, démiurge des lieux, ancien élève de Giorgio Strehler au Piccolo Teatro de Milan, gambade, cabriole, jubile, travestit, invente un monde croustillé d'or. Il nous aligne des contes à rire debout, les yeux démesurément ouverts. Il nous mène par le pied de nez au pays de songes, pleins de suc et de sève. Il chute ? Il rebondit.
Le ministère, méprisant cette abeille, seule représentante du théâtre italien en France, lui supprime ses subsides ? Narquois, il repeint sa façade de couleurs éclatantes : comme un hymne à la joie. Plus un rond, plus de subventions ? Merci encore et bravo ! Regardez le plafond. Gorgez-vous du spectacle des murs de la salle : vous y trouverez les images des grandes figures de la commedia dell'arte, qui ont rendez-vous avec vous sur la scène, croquées de caisson en caisson : Truffaldino le fourbe, Arlequin le roué, toujours en quête d'un quignon, forcené, trépidant sous le masque et sur les bergamasques comme si cela allait de soi : puisqu'il est de Bergame. C'est un nouveau dans la troupe, il respire le talent, c'est Emmanuel Besnault.
Il y a le Docteur, de Bologne, l'avare Pantalon, tout rabougri, dont on dirait qu'avec l'âge son menton veut rejoindre son nez. Mais c'est une toute jeune femme sous le masque.
Puis la belle Béatrice, qui se présente d'abord à nous comme un élégant cavalier. Il s'agit d'Hélène Lestrade, capable de pousser à volonté des contre-ut à faire éclater les verres.
Ensuite, les autres zani, ces bouffons issus du menu peuple en une folle farandole, avec leurs lazzi, aux tricornes, perruques, costumes légués par Strehler à Maggiulli. Il y a là le Capocomico, présentateur-animateur de la troupe, le violoncelliste qui tire des merveilles d'un violoncelle rescapé d'un naufrage, il y a Clarice, Pulcinella, le Polichinelle napolitain porteur de la camisole et du pantalon blanc doté d'un demi-masque noir, qui ici se trouve être une femme.
Tant d'autres surgis du fond des siècles, porteurs de fantaisies d'une tradition enrichie par deux siècles de séjour en France, au temps du Roi-Soleil, jusqu'à ce que la prude Madame de Maintenon les chasse pour inconvenance.
C'est un simple canevas qu'a écrit Goldoni, en 1745, à Pise, laissant toute liberté à la troupe d'alors pour improviser au gré de son humeur. C'est la même méthode qu'a utilisée Strehler au fil de ses six versions successives à partir de 1947.
" A part les mots grossiers et les situations scabreuses, tout ce monde est le maître de mes écrits ", avertissait l'auteur, qui, peu de temps après cet "Arlequin ", en 1753, écrivit par défi douze pièces en douze mois.
Le point de départ se situe au moment des préparatifs du mariage de Clarice, fille du vieux grigou Pantalon, avec le belliqueux Silvio, fils du Docteur.
Survient Arlequin, qui annonce la visite de son nouveau maître, Federico Rasponi, de Turin, l'ancien fiancé de Clarice, qu'elle n'aimait pas... Tiens ! Mais n'est-il pas mort dans une embuscade, assassiné, celui-là ?
A partir de là, impossible pour un être normalement constitué de suivre l'intrigue : c'est la règle même du divertissement. Car personne n'est vraiment le personnage qu'il affiche. Les lapins sont des loups et réciproquement, souvent du sexe qu'on n'attendait pas.
D'où de prodigieuses, d'inextricables combinazzione que brasse avec délice Arlequin. Bravo, maestro !
Bernard Thomas
Mercredi 07 décembre 2011
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Spectacles Précédents
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" VOLPONE" Adapté et mis en scène par A. Maggiulli |
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Figaro Magazine
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-----------------------Envies. sorties. ------------------------------------------------" " Volpone"
En France, les auteurs anglais ne sont plus à la mode
(sauf Shakespeare, évidemment, mais son oeuvre est trop universelle pour qu'on la qualifie d'anglaise).
C'est d'autant plus amusant de voir programmer,à Paris, cette pièce britannique à la Comédie Italienne...
C'est-à-dire dans la tradition de la commedia dell'arte. Attilio Maggiulli s'amuse avec la pièce de Ben Jonson...
Avec des costumes et un décor somptueux... C'est agréable pour l'oeil. Un écrin de beauté.
Jean-Luc Jeener
Vendredi 22 avril 2011
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Marianne
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" Volpone"
Savoir réutiliser une histoire qui se déroule dans la Venise du Moyen -Age pour y insérer des éléments d'une brûlante actualité sans faire d'une pièce de théâtre un manifeste politique demande du tact et du savoir-faire . Attilio Maggiulli possède ces qualités.
Volpone est un célibataire plein aux as, privé d'héritiers naturels. Il cherche donc à draguer les prétendants pour leur extirper quelque richesse supplémentaire, au prix de magouilles intrigantes et désopilantes.
On est dans la meilleure veine de la comédie italienne, et cela se voit. Attilio Maggiulli a su pimenter la chose pour glisser dans le texte de Ben Jonson, contemporain de Shakespeare, quelques allusions aux mœurs de notre époque.
Ainsi, derrière Volpone se dessine l'affaire aux Woerth-Bettencourt, amenée avec une finesse drolatique du meilleur effet. La morale de l'histoire n'en est que plus explosive.
Jack Dion
Samedi 12 mars 2011
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parismatch.com
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Allez voir Volpone !
C'est un petit bijou de théâtre, un morceau de Venise rue de la Gaîté.
Une façade chamarrée et une entrée carnavalesque avec une mini-exposition de masques ébouriffants.
La Comédie italienne est seule à défendre la Commedia dell'Arte, cette base fondamentale du théâtre.
Les pièces se jouent en costumes chamarrés et en masques...
Ces temps-ci, six acteurs débordant d'énergie jouent Volpone, de Ben Jonson,
un classique élisabéthain qui pointe la fascination pour l'argent, les mensonges et les bassesses qu'il entraîne.
Volpone et ses convoiteurs portent de chatoyants costumes prêtés par le célèbre Piccolo Teatro de Milan (le metteur en scène et adaptateur Attilio Maggiulli, est un ancien élève).
Cela dure une heure et demie, c'est joyeux, allégorique, baroque et bon enfant. Allez'y avec vos enfants, vos parents, chacun y trouve son compte.
Catherine Schwaab
Jeudi 17 février 2011
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Le Généraliste
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" Volpone"
Créée en 1606, la satire de Ben Jonson reste actuelle : elle vise une captation d'héritage...
Mis en scène avec brio par Attilio Maggiulli, elle est menée allegro par Hélène Lestrade : piquante en travesti, elle est le manipulateur et cynique Mosca.
Bruno Villien
Vendredi 4 février 2011
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Le Quotidien du Médecin
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" Volpone"
d'après Ben Jonson
Version blagueuse
Dans le très joli théâtre qu'est la Comédie Italienne,
Attilio Maggiulli met en scène la grande pièce élisabéthaine en un spectacle enjoué avec quelques clins d'œil à l'actualité Attilio Maggiulli a fondé
et anime ce havre d'esprit qu'est la Comédie Italienne.
Il y met souvent en scène des pièces de Goldoni. Il est fidèle à l'esprit de la commedia dell'arte et les spectacles, montés sans moyens dispendieux, mais avec beaucoup de goût, sont toujours enchantement avec des costumes très colorés, des masques, un esprit de jeu, de finesse. En mettant en scène une pièce d'un autre registre, le célèbre " Volpone ", de l'écrivain élisabéthain Ben Jonson, il n'abandonne pas l'univers esthétique qu'il affectionne et que le public aime. Six comédiens, sur le petit plateau, se partagent les rôles de cette pièce féroce
Un thème a intéressé le metteur en scène, un thème qu'il lie à l'actualité de la France en s'amusant de quelques récentes affaires... Ce thème est celui de l'argent roi. L'argent qui corrompt et salit, mais l'argent qui ne gagne pas toujours. Des plaisanteries sur notre temps ne sont pas le meilleur du spectacle. Ce qui compte, c'est bien l'intrigue qu'à imaginée un Ben Jonson et qu'il situe à Venise. La pièce a été créée en 1606. Ce qui est au cœur de la pièce, ce sont les rapports de Volpone (le Renard), vieillard riche et sans enfants qui feint d'être à l'article de la mort pour voir ce qui va se passer parmi son entourage, et de son serviteur Mosca (la Mouche).
Comment manipulent-ils, observent-ils ces " prétendants " très fourbes et intéressés, qu'ils se nomment Voltore (le Vautour), l'avocat, ou Cornivo (le Corbeau), le marchand prêt à sacrifier l'honneur de son épouse. Pour ne citer que quelques figures de cette farce féroce. Saluons les comédiens, David Clair, Jean-Jacques Pivert, Candido Temperini, Manon Barthélemy, Georges Cotillard. Et bien sûr, reine de ce royaume théâtral, Hélène Lestrade, sous son masque et son habit de garçon, merveilleuse comme toujours. Ne cherchez pas la rigueur, mais si vous aimez les divertissements enjoués et les spectacles sans prétention mais brillants de talent et de simplicité, vous aimerez cette version de " Volpone "
Armelle Héliot, du Figaro
Mercredi 19 janvier 2011
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Pariscope
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" Volpone"
Contemporain de William Shakespeare, Ben Jonson a écrit en 1605 l’un des chefs-d’oeuvre du théâtre élisabéthain, « Volpone ».
C’est une peinture vigoureuse d’un monde ouvertement corrompu, où l’argent salit tout, achète tout, dans cette Venise du XVIe siècle.
Volpone, homme fourbe et riche, élabore avec Mosca, son âme damnée, un plan machiavélique : faire croire qu’il est à l’agonie et qu’il va coucher sur son testament l’un de ses concitoyens. Ils accourent tous, l’un avec des sacs d’or, l’autre des sequins, le troisième conduit sa propre épouse dans la couche du pseudo-malade. Le vieux filou les gruge à coups d’espérance et berne tout le monde en instituant Mosca son légataire.
Volpone ressuscité est chassé de sa propre maison par Mosca. Epilogue édifiant. Attilio Maggiulli, créateur de cette nouvelle adaptation, reste au plus près de l’auteur mais la joue dans le style commedia dell’arte, baroque et animalière.
Les costumes sont riches et opulents, mais ce sont surtout les masques de Thierry Graviou, qui sont extraordinaires. Leur utilisation était très fréquente à l’époque.
Masque de renard pour Volpone, campé par l’excellent David Clair. Jean-Jacques Pivert, Corbaccio, est un vilain corbeau et son avenante épouse, Manon Barthélémy, devient une oiselle à plumes. Candido Temperini est un vautour, et Georges Cotillard oiseau de proie. Mosca la mouche, c’est la toujours gracieuse et aérienne Hélène Lestrade, une femme déguisée en chat.
Couleurs éclatantes, comédiens très en verve dans ce spectacle réussi où la prééminence de l’argent et la captation d’héritage renvoient à une actualité immédiate.
Il n’y a rien de nouveau sous le soleil !
Arlette Frazier
Mercredi 19 janvier 2011
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webthea.com
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" Volpone"
d'après Ben Jonson
Le renard de Venise
Attilio Maggiulli, le patron de la Comédie italienne (" seul théâtre italien en France ", comme le proclame son enseigne), a fait une entorse à sa politique : il ne monte pas une pièce du répertoire de son pays mais une comédie empruntée au patrimoine anglais, Volpone de Ben Jonson.
Plus qu'une trahison, c'est une annexion ! L'action se passe à Venise et Maggiulli en fait une chose tout à fait transalpine : jeu délicatement outré dans la tradition de la commedia dell'arte, magnifique utilisation des masques, beauté d'un décor minimal qui se transforme et dilate l'espace.
On connaît l'œuvre, telle que l'avaient montée il y a pas mal d'années Dullin et Jouvet, dans une adaptation de Zweig revue par Romains. Un riche Vénitien célibataire faire croire à sa mort prochaine, de façon à berner ses courtisans et dans l'espoir de satisfaire à la fois sa cupidité et sa lubricité.
Le spectacle de Maggiulli se situe loin de la version littéraire des précédents adaptateurs. Il écrit un texte qui va au plus vif et fait monter ce joyeux comique de l'immoralité comme on bat des œufs en neige. C'est de plus en plus énorme et de plus en plus délicieux.
Les acteurs sont rompus à l'exercice, fidèles qu'ils sont à cette Comédie italienne habitée par l'esprit d'Arlequin depuis sa création : tous jouent plusieurs rôles, même l'excellent David Clair qui interprète le vieux Volpone (le renard).
Hélène Lestrade, l'actrice fétiche du lieu, se travestit en homme pour être le sournois Mosca et le fait avec une grâce infinie.
Un spectacle qui procure tout le plaisir de l'insolence.
Gilles Costaz
Mardi 18 janvier 2011
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Le Canard Enchaîné
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" VOLPONE"
Entrer dans la salle où crécha l'ancien commissariat de la rue de la Gaîté, c'est pénétrer dans la magie.
Pas un millimètre qui ne ruisselle de miniatures, de figurines, de brimborions de rêve, jusqu'au plafond à petits caissons peints.
Et cette fois en plus, coté scène, Attilio Maggiulli a mis le paquet.
La moindre niche des décors recèle une surprise, chaque accessoire apparaît comme une cascade de cadeaux où puiser.
Les costumes sont des merveilles d'opulence et de fantaisie et les masques, ah ! Les masques !
Rien à voir avec ces hâtives prothèses pour déguisement des carnavals d'aujourd'hui : des animaux ont pris possession du visage des comédiens et les ont dévorés.
Comme l'Arlequin de la commedia dell'arte classique figure un chat, Pantalon, un rapace, où Brighella, avec ses sourcils et sa barbe touffue, un singe, le prédateur Corbaccio est devenu un corbeau. Vautours, l'avocat, prêt à tous les mensonges pour attraper sa victime, porte un masque d'oiseau de proie.
Sa rondelette épouse, poussée à son corps défendant dans le lit du fripon Renard Volpone, " il magnifico ", prend des allures d'oiselle à plumes.
L'homme à tout faire du voluptueux escroc vénitien, champion toutes catégories d'un bonneteau en gros qui lui permet, avec sa faconde intarissable, de ramasser les fortunes des autres, est une femme déguisée en chat noir de gouttière.
Et chacun, du juge abusé de la République au ministre véreux, danse ses pas et ritualise ses gestes comme il en était coutume sur les planches de la "Sérénissime" Venise, qui commençait d'ailleurs à prendre l'eau au XVIe siècle, grignotée par l'empire turc après des dizaines d'années de fourberies triomphales en Méditerranée.
Tout cela quasiment sans un euro, dans des couleurs éclatantes de joie. L'auteur, Ben Jonson, contemporain de Shakespeare et qui avait puisé une solide culture au collège de Westminster, n'avait eu qu'à se souvenir de ses lectures pour grappiller chez les Anciens, Lucien ou Pétrone par exemple, et y trouver le modèle de son fourbe cupide, avaricieux et machiavélique.
En 1606 d'ailleurs, les génies de la captation d'héritage ne manquait pas plus qu'en notre temps. Ce qui permet à Maggiulli quelques glissements de langage bienvenus comme " le juge courroie... de transmission " ou " Masca, l'âme Banier, oh pardon, damnée de Volpone".
Et justifie tout à fait la réplique du magistrat suprême qui se vantait d'avoir jugé sans appel à l'importun qui lui lance : " Vous venez d'être destitué !-- Je m'en fous... Je garde toujours la confiance de l'Elys..."
Maggiulli, l'auteur de la nouvelle adaptation, plus proche de Ben Jonson que ne le fut celle de Jules Romains ou s'illustrèrent naguère Harry Baur et Louis Jouvet, peut ainsi entamer la représentation par une pieuse citation de l'Ecclésiaste : " Ce qui a été est ce qui sera et ce qui s'est fait est ce qui se fera.
" Puis la clore, sans solliciter le texte, sur un vigoureux : " Il n'a rien de nouveau sous le soleil ! Ainsi allait le monde ! Ainsi il va !
Ainsi, hélas, il ira. " Richissimes héritiers qui se font tous confisqués par un gourou, avocat louche, juge obéissant et même un ministre : on trouve tout chez Ben Jonson !
Bernard Thomas
Mercredi 1er décembre 2010
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" Autour de l'Avare " d'après Molière Adapté et mis en scène par A. Maggiulli |
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Figaroscope
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Que faire avec vos enfants cette semaine ?
Autour de l'Avare (dès 6 ans)
Quelquefois, les courriers de lecteurs et le bouche-à-oreille valent nos propres découvertes.
Leurs réactions m'ont convaincue de parler de cette adaptation de l'œuvre de Molière.
Toutes s'enthousiasment pour la mise en scène d'Attilio Maggiulli, qui combine habilement jeu masqué et intermèdes pédagogiques.
Toutes se réjouissent aussi de la « leçon de théâtre » donnée par les Italiens.
La parenté entre l'univers de Molière et le monde de la commedia dell'arte est joyeusement restituée
par un trio dont la gestuelle emplit la scène dépouillée.
Mercredi 23 mars 2011
Valérie Sasportas
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allofamille.fr
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Autour de l'Avare de Molière
Idéal : Pour toute la famille
Trois bonnes raisons d'y aller :
- Pour faire un point sur son rapport à l'argent.
- Pour revoir un classique du théâtre français.
- Pour faire découvrir Molière à ses enfants.
Détails de la sortie : Une Pièce conçue spécialement pour les enfants à partir de 5 ans, " Autour de l'Avare de Molière "
Toute la famille va (re)découvrir le style de la Commedia dell'Arte car cette pièce est bien plus qu'une pièce, c'est une leçon de théâtre.
Les grands gestes, les costumes, les différents masques, les jeux de langues et de son...
La Commedia n'aura plus de secret pour vous. Les enfants sont même invités sur scène pour s'y essayer !
L'histoire :
Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière,
vient à la rencontre de deux comédiens italiens en train de jouer une scène pour leur présenter sa nouvelle pièce, Avare.
Après avoir pris connaissance du texte, les deux lascars s'en emparent, à leur manière, celle de la Commedia dell'Arte.
Ils font rapidement comprendre aux pauvres Molière que sa pièce est truffée d'emprunts picorés ici et là
et que son sujet est le plat de résistance du théâtre comique depuis des siècles.
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La croix
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Molière décrypté
Pantalon et Arlequin invitent les jeunes spectateurs à découvrir, d'une façon très originale, l'Avare de Molière.
Sous les yeux de l'auteur lui-même, Jean-Baptiste Poquelin, les deux comédiens de la Commedia dell'Arte rappellent avec brio la genèse de l'une des plus fameuses pièces du répertoire, et en interprètent, masqués, quelques scènes clés.
Adaptée et mise en scène par Attilio Maggiulli, cette pièce est une bonne initiation au théâtre classique pour les enfants à partir de 6 ans, judicieusement placés au premier rang.
Et aussi pour les plus grands : Volpone de Ben Jonson, par le même metteur en scène.
France Lebreton
Mercredi 16 février 2011
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lestroiscoups.com
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" Autour de l'Avare "
Au diable l'avarice !
" Autour de l'Avare " nous fait redécouvrir l'influence de la commedia dell'arte sur Molière.
L'adaptation d'Attilio Maggiulli alterne avec efficacité plaisir du jeu et intermède explicatif,
à destination du jeune public autant que des esprits restés jeunes.
D'abord il y a ce lieu : un théâtre rouge et or, à la façade baroque, surmonté d'affiches aux belles lettres manuscrites.
Si on lève les yeux, une cassette en aluminium débordante de bijoux annonce la mise en scène généreuse d'Attilio Maggiulli. Puis on pénètre dans l'antre, une grotte magique où cet acte théâtral s'élabore mystérieusement. Des masques plumés, huppés, de cuir ou de couleur, ornent tous les murs, belle collection un peu inquiétante qu'on attend de voir s'animer sur les planches. Dans la salle, le noir se fait, et l'on surprend deux comédiens italiens en pleine répétition. Une séquence presque muette où Arlequin vole le pourpoint de Pantalon, et tout est dit.
Le corps sera roi sur le plateau.
Arrive alors Jean-Baptiste Poquellin, excusez du peu, sa dernière pièce à la main : l'Avare. Les deux Italiens vont alors donner une brillante leçon de théâtre au pauvre Molière autant qu'au jeune public. Ils reprennent en effet sa pièce façon commedia dell'arte, et l'on retrouve avec bonheur quelques grands moments de l'Avare : de la dispute entre La Flèche et Harpagon au fameux monologue de ce dernier, en passant par le subterfuge employé par la soubrette Frosine pour tromper son maître…
Cet assemblage disparate donne un singulier coup de jeune à notre bon vieux Molière. Les répliques familières sont soudainement rajeunies sous l'action décapante de l'" a-na-chro-nisme ". C'est ce que nous dévoilent les comédiennes entre chaque scène, dans des intermèdes explicatifs aussi ludiques que pédagogiques. On rit alors quand, par la magie du mime, la calèche devient métro ou quand une diction " rapée " donne au monologue d'Harpagon une saveur toute moderne.
Des comédiens généreux
Les comédiens virevoltent pour faire naître sur l'estrade presque vide un monde plein de cassettes, de portes et de miroirs imaginaires. Les mains agiles dessinent pour le spectateur boucles et colliers fantastiques, qui hantent tant l'esprit de notre pauvre Harpagon. Car l'avarice n'a jamais été aussi généreuse qu'à la tribune de la Comédie italienne.
Les comédiens se donnent à fond, communiquent leur énergie à un public d'enfants qui sort doucement de sa réserve pour découvrir le plaisir de se faire acteur à son tour : miauler comme un chat, envoûter comme une sorcière, jongler avec des balles imaginaires, que l'on peut même garder avec soi à la fin de la représentation, tels sont les petits plaisirs offerts par Autour de l'Avare. Le trio de comédiens est remarquable. On saluera plus particulièrement le jeu de Caroline Riche, excellent Harpagon sous son masque de cuir. Cet accessoire n'a jamais autant " fait éclater le visage sur le corps entier " (comme le disait Jean-Louis Barrault).
On oublie âge, sexe et voix de la comédienne pour contempler un vieillard noueux, à la démarche de gallinacé, aux mains crochues et au large sourire carnassier. Protéiforme, l'actrice nous livre un Harpagon successivement " dindon ", " cochon "… suivant la plus pure tradition de la commedia animalière. Elle donne la réplique à Chloé Genet, qui joue un Cléanthe " moustique " pour le moins piquant. Arnaud Dupond, par contre assez compassé dans le rôle de Molière, se révèle enfin lorsque, doté de perruque et robe à froufrous, il interprète la soubrette Frosine ! Encore une des belles découvertes de ce spectacle : ici, la différence des sexes ne compte plus. Restent les transfigurations du corps et de la voix comme mot d'ordre ultime du jeu.
C'est peut-être une des leçons de ce spectacle : avant d'être un texte, le théâtre est un art des corps en mouvement.
" Viva la commedia dell'arte ! " : c'est sur ce cri qu'on est tenté de quitter le théâtre de la Comédie italienne.
Tiphaine Pocquet du Haut-Jussé
Mercredi 12 janvier 2011
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theatrotheque.com
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Autour de l'Avare de Molière
... Sur la scène de la Comédie italienne, on navigue entre pur délire et propos pédagogiques.
On invite les enfants à imiter de façon saugrenue les animaux, mais on leur enseigne aussi qu'à l'époque élisabéthaine,
les femmes n'étaient pas admises sur les scène de théâtre (des hommes peuvent donc interpréter des rôles féminins,
comme c'était le cas chez Shakespeare, et vice versa) ou encore ce qu'est un anachronisme.
Ainsi on comprend mieux comment le métro peut avoir sa place dans une pièce qui date du siècle de Louis XIV...
Le public, de tout âge, s'amuse, rit, apprend et s'émerveille : il passe un pur moment - français ou italien, peu importe - de théâtre !
Philippe Kalman
Lundi 3 Janvier 2011
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Spectacle Précédent
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D'après Molière et d'autres emprunts : " Scapin et Arlequin sur la lune " Adapté et mis en scène par A. Maggiulli |
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Le Canard Enchaîné
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C'est un théâtre non pas voué aux enfants, mais aux esprits enfantins :
ceux qui ne posent plus de questions rationnelles dès lors qu'" Il était une fois " est admis.
Comme dans les échanges de bastonnades de la commedia dell'arte du temps de Goldoni, ou dans les farces de Molière, qui a toujours gardé un oeil rivé sur son voisin le théâtre italien.
Cette fois la chose est d'importance :
la Reine de la Lune, incarnée par la plantureuse Manon Barthélemy, au mieux de ses formes pleines, est malade :
ces tristes sires de poètes l'ont réduite à cet état à force de geindre sur sa pâleur et son hypocondrie.
Elle a perdu la bosse de la rigolade et se traîne, noyée sous un torrent de larmes. Son homme à tout faire, bouffon de son état,
qui a emprunté le nom d'un vieux café parisien, Procope (Jean-Jacques Pivert, très drôle sous le masque),
a envoyé une délégation pour quérir ce qui se fait de mieux au monde comme médecins de la mélancolie, Arlequin et Scapin.
Après nous avoir emmenés chez nos voisins sélénites grâce à un pas triste transport en commun,
nous voilà les témoins directs de l'état de leur pauvre Queen.
Apéro géant touillé par les spectateurs. Exercices rythmiques destinés à préparer le rire.
Intervention de Molière et de Pantalon, dont Poquelin s'est inspiré pour ses vieillards. Tumulte généralisé.
La reine pleure de plus belle. Procope tombe enceinte. Car sur la Lune ce sont les hommes qui font des enfants.
Mais ces privilégiés ont la retraite à 120 ans. Examens plus poussés de la malade grâce à un stéthoscope ventousard.
Réparation de sa plomberie endommagée, qui ne se dilate pas comme il convient.
Injections de rire à base de Bourgeois imaginaire, d'École des Tartuffes, de Savantes ridicules,
coups de bâton comme il en pleut dans les Fourberies, après que la reine a glissé sur une peau de banane.
Il ne manque plus que de prononcer le nom de l'homme le plus ridicule de la terre.
C'est Bush pour les Américains. C'est Sarko en France. Et chaque soir sans trucages la reine est guérie.
Elle a toutes les chances de mourir de rire. Et : Maggiulli de rater ses prochaines subventions.
La médecine par le rire est très en pointe chez nous : chaque soir, les témoins non prévenus s'obstinent sur le même nom.
C'est bien sarkomatique, non ?
Bernard Thomas
Mercredi 7 Juillet 2010
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Ancien Spectacle :
" Le Baiser Enchanté "
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webthea.com
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" Le Baiser enchanté "
d ’après Goldoni
Ce serait une erreur de croire que la Comédie italienne d’Attilio Maggiulli fait de la « commedia dell’arte »
C’est le contraire, puisque la fameuse école italienne repose sur l’improvisation.
Chez Maggiulli, on n’improvise pas, en restant dans la lignée de deux grands maîtres, Goldoni lui-même
(l’auteur phare du lieu, dont l’œuvre a inspiré quatre-vingt-dix pour cent des spectacles de cette salle
qui s’honore d’être le « seul théâtre italien en France ») et Giorgio Strehler.
On retrouve l’esprit de la « commedia » mais en tournant le dos à l’approximation du spectacle impromptu.
Ce serait une autre erreur de croire qu’ici, le style est muséal, rigidement figé dans le respect du passé.
C’est la liberté d’antan, sa folie, son irrespect, la moquerie à l’italienne que revendique Maggiulli.
Une allusion à l’actualité ou à la politique peut surgir dans ces spectacles où les acteurs s’interrompent pour parler de leur rôle ou du public,
sont à la fois dans l’histoire et en dehors, rient de ce qu’ils racontent et n’en jouent pas moins une comédie endiablée.
Le climat est à la farce mais la vivacité cache tout ce qu’il y a de recherché, d’élégant, de savant dans la confection et l’emploi des masques,
la richesse des décors peints qui élargissent incroyablement une scène de petite taille,
le brûlot du texte et du jeu subtilement dirigés contre l’esprit de sérieux.
Cette fois, Maggiulli s’est inspiré d’un livret d’opéra, qui s’appelait La Calamità des cuori et dont Galuppi puis Salieri firent la musique.
Un léger fantastique colore l’histoire : deux amoureux vont se marier avec l’aide d’une fée, mais un méchant mage désire la jeune fille.
Il les prend dans un piège dont il sera difficile de sortir ! Artillerie légère avec la divine Hélène Lestrade qui joue alternativement la fée et la sorcière,
artillerie lourde (mais hilarante) avec David Clair qui interprète en travesti la méchante magicienne Macaca,
jeu comiquement exalté de Valérie Français, Thomas Asselineau et Jean-Jacques Pivert
pour lesquels passer d’un rôle à l’autre ne présente pas de difficultés.
Voilà de la bouffonnerie à l’état pur, c’est-à-dire dans toute sa pureté,
et l’un des meilleurs spectacles de la Comédie italienne, pourtant prodigue en facéties réussies depuis 1980.
Gilles COSTAZ
Lundi 11 Janvier 2010
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Pariscope
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" Le Baiser enchanté "
Carlo Goldoni dont le nom est célèbre au théâtre se partageait entre la comédie et l'opéra.
De 1748 à 1762, il écrivit presque autant de livrets d'opéra bouffe que de comédies.
Adapté justement d'un de ces livrets par Attilio Maggiulli, "le Baiser Enchanté "est une joyeuse féerie où se mêlent le fantastique, le surnaturel et la poésie...
Dans une mise en scène virevoltante d'Attilio Maggiulli, cinq comédiens virtuoses,
Hélène Lestrade, Jean-Jacques Pivert, David Clair, Valérie Français et Thomas Asselineau, s'amusent comme des fous.
Les costumes... sont d'une exceptionnelle qualité et les masques sont plus surprenants les uns que les autres.
Si vous avez gardé une âme d'enfant, ce spectacle joyeux, enlevé et poétique est fait pour vous.
Arlette Frazier
Du mercredi 13 Janvier 2010
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Le Figaro
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Du rire et de l'émotion sur scène :
En cette période de Fêtes, l'humour et la bonne humeur règne...
Notre sélection de spectacles à voir à paris...
" Le Baiser enchanté "
Un autre petit tour du côté de Goldoni et des joliesses grisantes d'une comédie mise en scène par Attilio Maggiulli.
Armelle Héliot
Samedi 19 Dimanche 20 Décembre 2009
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Télérama
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Le Baiser enchanté de Carlo Goldoni Envie de dépaysement ?
N'hésitez pas à pousser la porte de ce ravissant théâtre dédié à la commedia dell'arte.
À l'affiche, un spectacle baroque et féerique conçu d'après un livret de Carlo Goldoni.
L'histoire ? La jeune Zélie aime Alamir, qui aime Zélie. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ?
Que nenni. Le vieux -- et méchant -- mage Phanor, épris lui aussi de Zélie, entend l'enlever à son amoureux...
Décor vénitien, acteur masqué, superbes costumes mise en scène pleine d'humour,
ce « Baiser enchanté » ravira toute la famille. Ici, en effet, on a peur « pour de faux », mais on rit « pour de vrai ».
Michèle Bourcet
Mardi 9 décembre 2009
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Figaroscope
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" Le Baiser enchanté "
Les amateurs retrouveront la patte d’Attilio Maggiulli avec son sens du théâtre et son amour de la beauté .
J-L Jeener
Jeudi 12 Novembre 2009
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figaroscope.fr
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" Le Baiser Enchanté "
L'univers esthétique d'Attilio Maggiulli. Même si ce n'est pas un texte essentiel de Goldoni, c'est toujours aussi beau.
Du mardi au samedi à 20h30. Le dimanche à 15h30
Vendredi 13 Novembre 2009
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Le Figaroscope et
Vous
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Théâtre
" Le Baiser enchanté "
Attilio Maggiulli poursuit sa quête du délicieux Goldoni à la Comédie Italienne.
L ‘avis du Figaro ***
Vendredi 13 Novembre 2009
Anciens Spectacles
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" Les Sortilèges de l'Amour " Mai 2008 à Avril 2009
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Le Figaro
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« les sortilèges de l'amour »
réconcilient, par la plume du maître des lieux, Goldoni et Gozzi ...
Huit comédiens sur un plateau exigu mais que le talent de cette troupe idéale dilate aux dimensions d'une salle prestigieuse.
Une étoile y brille, ravissante et vive, Hélène Lestrade .
Rythme délié, joliesse des mouvements, nervosité des réparties, tout est à l'image d'Attilio Maggiulli magicien de cet îlot enchanté.
Armelle Héliot
Vendredi 21 novembre 2008
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Le Monde
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Les choix du " Monde " : Théâtre : « les sortilèges de l'amour » Paris
Dans son délicieux petit théâtre de la rue de la Gaîté, à Paris,
Attilio Maggiulli, qui fit ses classes avec Giorgio Strehler, porte haut les couleurs de la commedia dell'arte.
Pour sa dernière création, " les sortilèges de l'amour ", il s'inspire à la fois de Goldoni (le talisman magique) et de Gozzi (le roi Cerf).
Festif et gai.
Fabienne Darge
Jeudi 2 octobre 2008
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Le Canard Enchaîné
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« les sortilèges de l'amour », un beau rêve.
... Ce qui compte vraiment, c'est l'enchantement du spectacle imaginé par le vrai magicien des lieux : Attilio Maggiulli.
A peine a-t-on mis un pied dans la petite salle de la rue de la Gaîté, un ancien commissariat de police, qu'on est pris de vertige par son génie baroque.
Avec des bouts de carton, des morceaux d'étoffes, des masques, des débris, des oripeaux mués en décors et en costumes insensés, il fabrique un monde peuplé de sirènes, de mendiants chinois, de Dieux, de princesses merveilleuses, où tous les prodiges peuvent arriver et se produisent.
Animée par une troupe de farfadets-comédiens, dont Hélène Lestrade, à la voix si rare, une cascade de tableaux vivants pleut sur nous, au point qu'on ne sait plus où donner du regard : pas moyen d'échapper à ce sortilège-là.
Bernard Thomas
Mercredi 11 juin 2008
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Figaro Magazine
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« les sortilèges de l'amour »
... Attilio Maggiulli s'est amusé à regrouper deux oeuvres des deux ennemis Carlo Gozzi et Carlo Goldoni.
L'auteur de Turandot et de l'oiseau vert détestait en effet celui des Rustres et de la Locandiera, qui le lui rendait bien.
L'un prônait un théâtre fantastique, l'autre un théâtre réaliste. Et c'est Goldoni, vaincu, qui dut s'exiler à Paris, pour le plus grand bonheur du théâtre français.
Le montage de Maggiulli s'inspire du Roi Cerf et d'une pièce peu connue de Goldoni : Le Talisman magique.
Elle raconte l'histoire dans une Chine rêvée, du roi Dérame, confronté à l'ambition et à la jalousie morbide de son Premier ministre Tartaglia.
C'est l'univers fantastique de Gozzi qui l'emporte. Un univers de masque et de féerie avec lequel Maggiulli est très à l'aise.
C'est cohérent, généreux, et les acteurs de la Comédie Italienne sont très à l'aise dans ce travail.
Un spectacle de fête pour passer l'été à Paris avec l'illusion d'être à Venise.
Jean-luc Jeener
Samedi 14 juin 2008
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Pariscope
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« les sortilèges de l'amour »
… Dans cette fantaisie baroque, fantastique, va surgir tout un monde, animal, végétal et minéral,
avec métamorphoses, sortilèges et pouvoir magique, et deux images fortes, le voyage et les masques.
" Les sortilèges de l'amour " sont une immersion totale dans la Commedia dell'arte avec des comédiens qui excellent dans l'art de la transformation
et font merveille dans cette cascade de tableaux vivants et colorés.
En tête de distribution, la divine Hélène Lestrade à la voix d'or
et David Clair qui se glisse avec panache dans ce rôle de roi de Chine, mais c'est toute la troupe qu'il faut saluer.
Vous aimez la féerie, les costumes somptueux, les superbes masques et si, adulte vous avez gardé une âme d'enfant, ce spectacle vous réjouira.
Arlette Frazier
Mercredi 25 juin 2008
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Les Echos
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" Les sortilèges de l'amour " comédie et féerie : la fantaisie vénitienne du XVIIIe siècle retrouvée.
La troupe de la Comédie Italienne,
Hélène l'estrade, une stupéfiante actrice, Jean-Jacques Pivert, Valérie Français, Candido Temperini, David Clair, Thomas Asselineau, Olivier soliveres,
joue à la charge, en direction du public, avec cette énormité des voix et des gestes qui n'est pas de la guignolade mais du grand art.
Les décors, costumes, masques sont autant de chatoyants trompe-l'oeil.
Cette chinoiserie italienne distille la rouerie heureuse d'un carnaval vénitien.
Gilles Costaz
Samedi 26 juin 2008
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Le Nouvel Observateur
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Monstres et merveilles «les sortilèges de l'amour», d'après gozzi et goldoni
Attilio Maggiulli adore les mariages contre nature.
La Comédie Italienne, le ravissant théâtre qu'il a ouvert en 1980 rue la Gaîté,
n'est-elle pas née de l'alliance - qui eût rempli de joie Lautréamont d'un poste de police avec un sex-shop ?
Tout aussi inconcevable, la collaboration des deux ennemis irréconciliables qu'étaient les deux Carlo, Goldoni et Gozzi.
Il faut dire que le premier prétendait vider la scène vénitienne de tout ce que chérissait le second. Goldoni voulait libérer les acteurs du masque et des stéréotypes
de la commedia dell'arte pour conférer plus de réalisme à ses comédies bourgeoises, alors que le noble Gozzi se faisait le défenseur des féeries traditionnelles.
C'est lui qui l'emporta. Goldoni dut abandonner la place.
Faut-il que Maggiulli soit pervers pour qu'ait germé dans sa tête une idée aussi tordue que celle d'incorporer
des scènes du «Talisman magique», de Goldoni, à l'intrigue du «Roi Cerf», de Gozzi !
Mais quel mal à cela si la chimère est séduisante ?
Tous les sociétaires et pensionnaires de la Comédie Italienne -
Mmes Lestrade et Français, MM. Asselineau, Clair, Pivert, Temperini, Armini et Solivérès - sont dignes d'éloges.
Leur belle humeur enchante le public autant que les tours de magie du roi Derame.
Jacques Nerson
Jeudi 3 juillet 2008
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Madame Figaro
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Baroque Italien de poche.
Quel enchantement d'aller à La Comédie Italienne, mi écrin, mi bonbonnière, qui ne programme que des auteurs Italiens.
Cette fois, Attilio Maggiulli marie les deux Carloet rivaux Vénitiens, Goldoni et Gozzi, respectivement pourfendeur et défenseur de la commedia dell'arte.
Du mariage d'un livret d'opéra "le Talisman magique"et d'une pièce extravagante" Le Roi cerf" naissent ces "Sortilèges..."tout droit sortis du XVIIIe.
Masques et métamorphoses. Dépaysement baroque garanti avec ce voyage dans l'imaginaire pour petits et grands.
Laetitia Cénac
vendredi 11 juillet 2008
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Télérama
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« les sortilèges de l'amour »
Grâce au talent de la troupe de la Comédie Italienne, on ne peut que succomber au charme de cette féerie baroque mêlant humour et fantastique.
De quoi ravir les amateurs.
Michèle Bourcet
Mercredi 23 juillet 2008
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Le Généraliste
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« CARNAVAL VENITIEN »
Fondateur de la Comédie Italienne à Montparnasse, Attilio Maggiulli est un magicien.
Au XVIIIeme siècle à Venise, Goldoni et Gozzi, auteurs rivaux ,se détestaient.
Aujourd'hui, Maggiulli a cousu "le talisman magique"de Goldoni avec "Le Roi cerf" de Gozzi,
pour un spectacle aussi drôle que somptueux, se passant chez le roi de Chine.
Chacun des huit personnages se cache sous les beaux masques de Thierry Graviou : ce ne sont que perroquet babillard,
mouche fureteuse, canard presque laqué, bouledogue impérieux, monstre indéfini à écailles bleues...
Une statue rit quand elle entend des mensonges, une robe s'orne de poissons rouges, une forêt enchantée palpite d'immenses éventails.
Interprètes et public sont à la fête. Sirène ornée de palmes, la fine Hélène Lestrade chante en Chinois.
La gracieuse Valérie Français joue quatre rôles. De roi, David Clair se mue en mendiant.
Voici le spectacle idéal pour mettre en joie les enfants, tout en charmant les adultes ou prétendus tels.
Bruno Villien
Vendredi 26 Septembre 2008
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" Le Hoquet Du Pape " Mai et Juin 2009 |
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Pariscope
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" Le Hoquet du Pape"
(tragi-comédie)
la comédie italienne change de ton et de registre pour s'attacher à l'un des problèmes du monde contemporain :
l'Eglise et ses intégristes ....
Tout y passe : l'antisémitisme, l'homosexualité qu'il faut combattre, tout comme l'avortement qui est crime et la jouissance un péché mortel.
Quant au sida, c'est un cadeau de Dieu. Quel réquisitoire ! Le quatuor de comédiens est parfait. Candido Temperni, onctueux, sûr de lui.
Les pieds sur terre, l'excellent Jean-Jacques Pivert est un teigneux rustre et soupe au lait,
et David Clair campe un médecin humaniste déboussolé par tant de véhémence.
Hélène Lestrade est bouleversante dans ce rôle de femme blessée.
L'Italien Attilio Maggiulli se défoule avec une belle insolence doublée d'un esprit rageur et ravageur
dans ce spectacle d'une brûlante actualité où chacun y trouvera son compte selon sa croyance et ces idées.
Arlette Frazier
Mercredi 3 juin 2009
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Le Canard Enchaîné
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" Le Hoquet du Pape"
(Pourquoi tu tousses ?)
Pour une fois qu'il ne défend pas avec brio Goldoni ou Eduardo Di Filippo. Attilio Maggiulli y va franco.
On pourrait dire aussi salazaro. Ou hitlero : ce sont les noms les plus communs accolés à son charmant héros, l'évêque Carlo,
venu dans ce petit village proche de Rome pour dire une messe en latin en l'honneur de sa défunte maman, dont il ne s'est guère occupé.
Le rideau s'ouvre sur une sacristie dévastée par les nervis bottés, au crâne rasé, vêtus de noir,
qu'a amenés avec lui l'homme d'Église, membre de la Fraternité Pie XII.
Laura (l'émouvante Hélène Lestrade), la cinquantaine timide, affolée, erre dans les décombres, serrant contre elle un tam-tam crevé.
Entrent successivement Firmino, le volumineux boucher devenu maire du pays (Jean-Jacques Pivert, très bon aussi),
puis Gianni, le toubib (David Clair), fatigué, entre " pietà et humanisme ", d'avoir tant vu de misère.
L'évêque Carlo, enfin (Candido Temperini, dont on jurerait qu'il est prélat à plein temps), tout pimpant,
coquet à la prestance indubitable, un homme de conviction.
Ils sont amis d'enfance, jadis inséparables comme les doigts d'une main, dont il ne resterait que le majeur, celui qui est si utile pour signifier " Va fenculo ".
Leur pote, promu dignitaire au Vatican avec sa caste réhabilitée par Jean-Paul II après avoir été excommunié,
a été scandalisé que le curé local actuel, le père Malik, soit africain. ....
Le ton est donné. Tout va y passer. .... Les invectives pleuvent, mêlées à des affirmations puisées à bonne source.
Car enfin ces perles noires sont bien issues du clergé intégriste que Benoît XVI ne tient plus à l'index. ....
Les amateurs d'anticléricalisme épicé trouveront là leur compte. Les délicats feront la fine bouche.
Seul un Italien peut manifester à pleins poumons un acharnement aussi ravageur.
Bernard Thomas
Mercredi 13 mai 2009
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Figaroscope
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" Le Hoquet du Pape"
Nous sommes en Italie, près de Rome, dans un petit village où trône l'Église.
La sacristie a été dévastée et les gens sont sous le choc.
La raison ? Le prêtre, récemment nommé, est noir. Ce qui ne plaît pas aux paroissiens intégristes, ni à leur évêque un peu trop extrémiste.
Deux amis d'enfance de ce dernier, scandalisés par son attitude, essayent de lui faire entendre raison. Ce qui n'est pas très simple...
Saluons d'abord le courage d'Attilio Maggiulli, qui prend le risque de monter une pièce contemporaine
et laisse de côté, pour une fois, ce qui fait la marque de fabrique de son théâtre : la commedia dell'arte.
Pour le reste tout est discutable. C'est un procès sans avocat. À vouloir trop charger l' Église, la pièce se perd :
Williamson, la capote, l'homosexualité, Pie XII, tout y passe... Pauvre évêque.
Heureusement qu'il est joué par un bon comédien : CandidoTempérini .
Jean-Luc Jeener
Mercredi 3 juin 2009